Une grande famille

Les menthes font partie de la famille des « lamiacées »qui comprend de nombreuses plantes aromatiques comme la sauge, la mélisse, la sarriette, l’hysope, la marjolaine, le thym, la lavande, le romarin et les lamiers, d’après qui cette famille a été nommée. C’est l’ancienne famille dite des « labiées » car ses fleurs sont en forme de « lèvres ».

Les caractéristiques sont une tige à section carrée (imparable !), des feuilles opposées (face à face) et alternes (elles s’insèrent en tournant sur la tige). Des fleurs à 5 pétales soudées en forme de « lèvres », très nectarifères, qui attirent de nombreux insectes butineurs.

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De nombreuses cousines

Les menthes comporteraient 8 espèces d’origine en Europe, 25 à 40 dans le monde, pour plus de 1000 variétés cultivées. Les facultés d’hybridation naturelles ou provoquées par l’homme aboutissent à de nombreuses variées très difficiles à distinguer. D’après Bernard Bertrand, dans son ouvrage Parfum de menthe aux Editions du Terran, les menthes sont un cauchemar pour les botanistes, qui aiment tout classer et caractériser, et se distingueraient surtout par leur parfum. C’est d’ailleurs ce qui signale sa présence au promeneur qui, dans la campagne, longe ruisseaux et prairies humides.

Dans les variétés cultivées, les plus courantes sont la « Menthe des champs » - Mentha arvensis - source de menthol, la « Menthe verte » ou « Menthe douce » - Mentha spicata - utilisée en cuisine et pour le thé à la menthe (variété Nanah), et la « Menthe poivrée » - Mentha x piperita, dont on extrait l’essence dite « pippermint ».

Citons aussi la « Menthe aquatique » - Mentha aquatica - la « Menthe pouliot » - Mentha pulegium- ou encore la Menthe corse - Mentha requienii'' - tellement petite qu’elle forme un tapis de mousse vert luisant à l’extraordinaire parfum.
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Le conservatoire de Milly-la-Forêt

On cultivait de la menthe ainsi que de nombreuses autres plantes médicinales dans la région de Milly-la-Forêt au XIXème siècle. Il y avait encore 135 adhérents à la coopérative en 1950... Après une quasi disparition, la production reprend... Le Conservatoire National des Plantes des Plantes Médicinales, Aromatiques et Industrielles y joue un rôle de recherche, de sauvegarde et production de plantes, de communication et de pédagogie auprès du public. On y visitera une importante collection de plantes, très bien étiquetées. On peut y acheter des plants ainsi que des bonbons fabriquée à partir d’une variété mise au point par le Conservatoire, la Menthe poivrée hybride Mentha piperita Mitcham Milly. Au mois de juin se teint dans les halles de Milly-la-Forêt une fête des simples. On peut aussi visiter un ancien séchoir à menthe et la chapelle des Simples décorée par Jean Cocteau et pourquoi pas terminer par l’intrigant Cyclope installé dans la forêt par Jean Tinguely.

Des noms pour tout embrouiller

Au Moyen-Age, le terme baume pouvait désigner un grand nombre de plantes odoriférantes et par extension des sortes de menthe, d’où quelque confusion dans les appellations telle que la « menthe-coq » ou balsamite, dite aussi menthe de Notre-Dame, menthe de missel, et qui n’est pas une menthe mais une tanaisie : son nom botanique est Tanacetum balsamita. Autres confusions du langage populaire, le Calament nepeta - Calaminta nepeta - appelé Pouliot sauvage, Menthe de chaume ou encore Mélisse nepeta... et enfin la « Menthe à chat » ou « Menthe agreste », dont le nom botanique est Nepeta cataria. Sans compter avec la Lemon balm - Mélisse officinale - ou encore Bee Balm - la Monarde didyme... Apprentis botanistes, ne vous découragez pas !

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